INTERVIEW

Sélim Niederhoffer : le copywriter qui fait de la magie avec ses mots (PARTIE 2/2)

Sélim Niederhoffer : le copywriter qui fait de la magie avec ses mots (PARTIE 2/2)

Jérémie :  Justement, tu parlais de points communs et de valeurs. C’est quoi tes valeurs ?

Selim :  Un truc qui est hyper important pour moi, c’est le travail. Et du coup, quand je rencontre quelqu’un, que ce soit un pote ou ma femme… Je leur explique moi, ma vie, c’est travailler 5 jours et demi voire 6 par semaine. Et je m’accorde le dimanche en repos mais il ne va pas falloir compter sur moi certains soirs de la semaine parce que je fais des nocturnes. Parce que ma vision de la vie, c’est « je me déchire la journée sur le copywriting, sur les mails » et le soir j’ai envie de tomber de fatigue et j’ai envie de kiffer mes vacances. Et les moments de repos, c’est vraiment des vrais moments de repos.

Et je sais que j’ai tellement de trucs à faire que j’ai envie de réussir tout ça. Donc la valeur travail est ultra importante pour moi. C’est simple : mes campagnes emailings, mes articles ne vont pas s’écrire tout seuls. Les questions de l’honnêteté et de la générosité sont aussi importantes.

C’est hyper important de te connaître et savoir où tu en es. J’utilise toujours un schéma simple avec mes clients, où tu as une deadline, ton objectif, et ton point de départ,. Quand on me demande pour un coaching personnalisé, en séduction ou en copywriting, par exemple : « ok mais qu’est-ce qu’on doit faire ? Combien de temps on va travailler ensemble ? Combien de temps ça va durer ? ». Les deux infos qui sont déterminantes c’est : « Je ne vais pas te faire le même coaching que ton voisin, dont la page de vente était bien plus claire et plus courte». Donc, c’est vraiment important, la situation de départ. C’est un peu comme les agents immobiliers, c’est l’état des lieux qui conditionne le prix et l’effort à faire.

Jérémie : Qu’est-ce qui fait que selon toi, il y a une bonne communication en groupe, en équipe ? Qu’est-ce qui va faire que tu vas bien communiquer avec ton équipe aussi ? 

Selim : Il y a vraiment des règles à établir en matière de communication. Et ces règles, au fond, elles sont établies, je vais dire, a posteriori. Définir des règles en amont, c’est important parce que s’il y en a un qui passe toute la soirée à ne rien faire, ça ne lui convient pas. Ça ne sert à rien.

Aujourd’hui, la communication d’équipe, c’est plutôt… On va dire, dans mon job, on a du monde. On a un ou deux stagiaires qui travaillent avec nous. Et à chaque fois, pour que ça fonctionne bien, il faut que tous les matins, le mec arrive au bureau en se disant : « bon ok, je sais pourquoi je suis là. Je sais pourquoi cette mission. Je sais pourquoi, ça me valorise… je sais pourquoi il me demande ça, ça, et ça. Je sais dans quel ordre de priorité ».

C’est hyper important que les personnes de notre équipe réussissent à comprendre aussi notre processus de décision. C’est-à-dire que moi, quand je file des missions urgentes, quand j’écris le mot « urgent » sur un mail de mon équipe, il faut qu’ils puissent comprendre pourquoi je mets « urgent ». Ah, c’est urgent, c’est peut-être qu’il y a une nouvelle formation qui va sortir bientôt. Il me dit que c’est urgent, ça veut dire que ça s’approche bientôt, que ça part à la vente, bientôt. C’est important de comprendre le mindset de la personne en face de toi.

Jérémie : Est-ce que tu as des moments où tu sens moins efficace, où tu as des coups de mou ? Tu fais comment pour améliorer la situation ?

Selim : Je vais surtout accepter d’aller un peu moins vite. J’accepte de faire des tâches un peu moins 80/20. Au lieu de me jeter sur une mission vraiment importante comme l’écriture d’une page de vente, je vais traiter deux trois mails moins prioritaires. Je vais essayer de me remettre dans le bain, en faisant des trucs moins importants parce que que la motivation, elle revient avec les petits succès.

Une autre réalité, c’est le fait que je ne m’autorise pas trop à être dans le spleen. A être dans l’inaction. A me dire : « ça va pas ». Je ne m’autorise pas trop ça. Quand ça ne va vraiment pas, je vais au ciné, quelque chose d’utile ou enrichissant. Peut-être voir des potes ou faire du sport. Généralement, faire du sport ou marcher une demi-heure, une heure, ça fonctionne toujours pour me remettre en marche. Au pire, je repriorise, et la tâche abandonnée devient ma priorité du lendemain.

Jérémie : Quand je préparais l’interview j’avais deux mots il y a deux mots qui me venaient à l’esprit te concernant. C’est le mot « discipline » et le mot « rigueur » dans tout ce que tu fais.

Selim : Mais tu sais, c’est vraiment ça. Longtemps, j’ai voulu être athlète. J’aurais adoré être footballeur. Mais bon, j’avais de piètres performances et ma croissance plutôt limitée à l’époque ont fait que j’ai échoué aux sélections pour être footballeur quand j’habitais à Auxerre. Je n’étais pas assez bon mais ce n’est pas grave. Je serai bon ailleurs. Je serai meilleur ailleurs. Ce n’est pas un problème, tu ne peux pas être le meilleur partout, ce n’est pas possible.

Je crois vraiment que ceux qui travaillent d’arrache-pied sont les gens qui ont une feuille de route très claire. Et je le vois dans le travail : mes coachés qui progressent le plus, ceux qui vendent le plus en ligne sont ceux qui me réclament des exercices supplémentaires. C’est une question d’attitude. Si tu veux progresser, tu t’en donnes les moyens.

Et vraiment, y a deux champs, deux domaines de compétences qui m’intéressent beaucoup, c’est le sport et la politique. Parce que ces mecs sont des brutes. C’est forcément des brutes. Tu ne peux pas devenir le meilleur sportif du monde, tu peux pas devenir médaille d’or si tu n’es pas prêt à te faire mal comme Michael Jordan.

Mais aujourd’hui, on vit dans une société où on vend à tout le monde la facilité. Où on vend l’hédonisme, le YOLO, les vacances, le soleil, la vie simple. Moi je n’y crois pas. Si tu veux, c’est une question de liberté.

Il n’y a rien pour moi de plus important au monde que la liberté. Mais pour avoir de la liberté, pour faire mes choix, je me dois d’être discipliné… La discipline que je m’impose, c’est parce qu’au fond de moi, je me considère comme un fainéant. Et si je pouvais ne rien faire, je passerais ma journée à lire des livres, aller au ciné, à faire du sport, à tester des supers restos. Le travail, si je pouvais m’en passer, bien sûr que je m’en passerai. Mais si tu veux réussir, si tu veux faire quelque chose de grand et de durable, tu es obligé de te discipliner. Enfin, moi, je sais que je suis obligé de le faire.

Puis, la rigueur aussi… Je ne demande pas du perfectionnisme. Le perfectionnisme, on n’y arrivera jamais. Perfectionniste, ça peut te rendre malade. A défaut d’atteindre la perfection, donne tout. C’est hyper important pour moi de me dire que mes équipes, elles m’ont tout donné. Que l’auteur, il m’a rendu un texte qu’il a relu et pas juste « j’ai pondu ça, je te le renvoie ». Parce que si tu me fais ça, ok, je vais te payer la moitié aussi. On est là pour donner le maximum de qualité au lecteur même si c’est du gratuit. On se doit de donner la meilleure qualité possible parce que c’est ta signature en fait.

Parce que le lecteur, le client potentiel, si c’est pas rigoureux, il voit. Il se dira : « Eh ben, si c’est pas rigoureux ça, pourquoi est-ce que j’irai acheter des produits et des formations chez eux ? » Donc tout est lié. Quand tu vises l’excellence, c’est parce que tu penses à ton client. Tu penses à ta société. Tu penses à la durabilité de ce que tu bâtis. Donc on est vraiment là pour faire vivre l’expérience qui soit le plus proche de la perfection possible. Il y a toujours possibilité d’améliorer mais quand je reçois des textes, j’attends effectivement de la rigueur et de la discipline. C’est grâce à la discipline et la rigueur que j’ai pu sortir 3 livres et une vingtaine de ebooks.

Jérémie : Et justement, quand tes stagiaires ou ton personnel fait quelque chose qui ne va pas, comment tu arrives à le communiquer ?

Selim : Alors, ça s’est encore passé la semaine dernière, par exemple. Nouvelle stagiaire qui est là depuis une semaine. Pleine d’énergie. Je suis en train de bosser avec le graphiste. On était en train de bosser sur un truc qui ne concerne pas la stagiaire. Elle, elle travaille sur du montage vidéo. Elle fait glisser sa chaise jusqu’à nous pour regarder. Je me retourne et clairement je lui dis : « Explique-moi. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu crois que tu es en train de faire ? Tu apportes quelle valeur au client en nous regardant faire notre travail ? ».

Donc, j’ai pris le temps gentiment pour lui expliquer. « Bon, comment elle fonctionne cette boîte ? Dans cette boîte, on est là pour que 20 % de ton travail, ça ait 80 % d’impact. On est là pour se concentrer sur ce qui fait de l’impact. Ton avis sur le graphisme, si j’en ai besoin, je viendrai te le demander. Donc si je ne te demande pas de venir, c’est que j’ai priorisé des tâches. Parce que toi tu es encore trop jeune pour le faire. Parce que tu ne sais pas faire la différence entre une tâche urgente et une tâche importante. Donc crois-moi bien que si je te demande de retourner à ton bureau, il y a une raison. »

Et tout ça, sans l’insulter, sans la mettre mal à l’aise. Mais toujours en expliquant la raison. Ce qui est hyper important, c’est que je ne suis pas là pour imposer les raisons. Je suis là pour les expliquer et vu que je suis son maître de stage, vu que je suis son manager, il faut qu’elle comprenne d’où vient ce reproche. Je lui explique pourquoi c’est important d’avoir cette rigueur.

Si ton collaborateur ne comprend pas les raisons de sa mission, il ne peut pas être motivé pour la faire. S’il n’est pas motivé pour la faire, il va rester, il va faire son nine-to-five job et il va rentrer chez lui mais, ce n’est pas stimulant intellectuellement. Moi, mon job de manager, c’est de lui expliquer pourquoi c’est important qu’elle le fasse bien et comment ça va impacter de manière importante.

Jérémie : Un mot pour la fin ? Tes dernières actualités ?

Sélim : Je prends encore plus conscience de l’importance des mots depuis que j’ai officiellement lancé mon site de copywriting. Maintenant, je me présente avec le titre de copywriter français. Je suis persuadé que tous les business peuvent vendre plus avec une communication plus honnête et plus pertinente. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai jamais utilisé de pseudo, et que j’ai toujours signé tous mes articles chez Playboy, Forbes et Technikart avec mon nom, et que j’ai aussi ouvert une chaîne Youtube sur les techniques de copywriting, Les Mots Magiques, où je montre ma tête. Plus que jamais, on est dans une époque de transparence où les consommateurs et vos collaborateurs veulent avoir l’info, et le sentiment d’être respectés.

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Jérémie Villalobo

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